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Vendredi 22 décembre 2006

C'est enfin les vacances de Noël! et non je ne rentre pas en France mais je suis partie avec 3 amies, 2 françaises, Hélène et Jeanne, et une chinoise Carol, en Californie.
1ère étape: San Francisco du 19 au 26 décembre cf. les photos et d'autres suivront
2e étape: Los Angeles du 26 au 28 décembre
3e étape: San Diego (à la frontière avec le Mexique, nous connaissons une étudiante américaine là bas) du 28 au 2 janvier
4e étape: New York du 2 au 8 janvier
Je vous raconterai en photo

Joyeux Noêl

Camille

Par Camille Lépinay - Publié dans : les tribulations d'une étudiante en Amérique
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Lundi 18 décembre 2006

Cela fait partie des 101 choses à faire à Georgetown (le journal de l’école s’est amuse à faire la liste des musts): assister à un match de basket. C’est chose faite.

 

Georgetown est en effet très connue pour son équipe de basket masculin, les Hoyas. J’ai eu la chance d’assister samedi dernier à leur match contre les Winston Salem de Caroline du Nord. Bon, l’enjeu n’était pas très élevé et on a gagné 76-32 mais cela m’a donné une idée du school spirit de ces universités. Déjà tous les supporteurs sont habillés en bleu et gris avec le Tshirt « We are Georgetown » (il faut absolument que je m’en achète un). Ensuite le jeu consiste à crier « Let’s go Hoya » quand notre équipe est dans le camps adverse, à lever les bras quand l’un de nos joueurs tire, à crier « defense » quand l’équipe adverse est dans notre camp et à les huer quand ils marquent. Bon ce n’est pas très fair play mais cela montre le school spirit.

Par Camille Lépinay - Publié dans : Georgetown University
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Jeudi 30 novembre 2006

Petit billet sans prétention de quoi faire hurler mes amies italophiles (petite pensée pour Emmanuelle et Marlène) : avez-vous déjà essayer les pâtes au micro onde ? Sacrilège ? Les américains l’ont fait.

(Là je sens que mon cher papa va me répondre que c’est de  la véritable nourriture anglaise ! mais je suis contre l’anglophobie donc je n’irai pas si loin).

 

J’avais déjà vu des filles du dortoir en faire et ma chef d’orchestre américaine l’année dernière (petite pensée pour Elizabeth) nous avait parlé nostalgiquement de ces pâtes d’étudiante. Curieuse et prête à tout, j’ai donc voulu tester.

 

C’est super simple : on met la dose de macaronis dans un bol, on ajoute de l’eau chaude et on fait cuire 9 min selon le paquet, 5 min lors de mon test, jusqu’à absorption complète de l’eau. Bien sûr on découvre après cuisson que la dose prévue pour une personne a donnée une plâtrée, de quoi faire deux repas ! Ensuite on ajoute un peu de lait, beaucoup de beurre et une poudre de White Cheddar (pour ceux qui ne savent pas, c’est ce que les anglo-saxons mangent comme fromage, j'avoue que j'ai du mal à appeler cela "fromage"). Et déguster.

 

Bon, je dois avouer que la sauce fromage était un peu écoeurante vu la dose de beurre mais quand même des pâtes cuites en 5 min, que voulez vous de mieux pour une étudiante ! (petite pensée pour Hélèna et nos pâtes d’étudiantes au foyer)

 

Par Camille Lépinay - Publié dans : regard sur l'Amérique
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Samedi 25 novembre 2006

Il me faut rapidement raconter mon premier Thanksgiving. Thanksgiving est une vraie fête américaine (dans le sens de fêtée uniquement aux USA) pour célébrer la première récolte des colons américains, qui, très croyant, remercièrent Dieu (Thanksgiving signifie littéralement « dire merci »). C’est une fête familiale, célébrée presque autant que Noël sauf qu’il n’y a pas de cadeaux. C’est toujours un jeudi vers la fin novembre. Le repas traditionnel se compose d’une dinde avec de la farce et de la gelée, des pommes de terre, des haricots verts avec des champignons, et en dessert on mange souvent de la pumpkin pie (tarte au potiron) dont j’ai déjà parlé.

 

 

Pour Thanksgiving, on a droit à 4 jours de vacances et tous les étudiants rentrent dans leur famille si fait que le campus est désert. Tous les magasins sont fermés (sauf les chinois parait-il). J’étais invitée pour le dîner dans une famille franco-mexicaine mais ils sont tombés malades et ont dû annulé le repas. Heureusement, trois étudiants américains de l’étage restaient sur le campus et ils nous (les 3 françaises en rade : Hélène, Jeanne et moi) ont concocté un bon repas de Thanksgiving. Et nous avons terminé la soirée par une promenade jusqu’au National Mall de nuit (la zone de Washington où sont érigés tous les grands mémoriaux).

 

 

Le lendemain était « Black Friday » (le vendredi noir) que beaucoup d’américains passent dans les magasins pour profiter des soldes de Thanksgiving. D’où les nombreux éditoriaux dans les journaux américains déplorant cette fièvre alimentaire (on mange souvent trop à Thanksgiving) et consommatrice et appelant à un retour à la tradition du repas très simple et à une consommation raisonnée.

 

 

Par Camille Lépinay - Publié dans : regard sur l'Amérique
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Dimanche 19 novembre 2006

Grande première, hier : mon premier cinéma. D’abord pour ceux qui se plaignent des tarifs exorbitants des cinémas parisiens, si cela peut les rassurer, c’est aussi cher aux USA.

 

Ensuite les bandes annonces. Une véritable caricature de l’Amérique ! On pourrait faire une sociologie des films hollywoodiens. Un film sur la guerre en Iraq, qui semble un peu critique vu qu’ils montrent le retour difficile au pays, mais qui glorifie quand même les soldats. Ensuite un film avec Will Smith « The pursuit of hapiness » (la poursuite du bonheur). Ce terme figure dans la Déclaration d’Indépendance américaine comme un des droits fondamentaux de l’homme avec la liberté, la propriété et l’égalité. Ce film raconte comment un père noir parvient à se débrouiller pour trouver du boulot pour éduquer son petit garçon, une véritable successstory, type self-made man qui part de rien, et avec en prime les discours tenus par le père au petit garçon type « tu peux réussir »…et en plus c’est tiré d’une histoire vraie, que veut de plus l’Amérique ! Je suis ici un peu critique mais cela a l’air quand même d’un beau film pour Noël. Troisième bande annonce, « freedom writers » (noter que le titre en lui-même est très américain) : dans un quartier difficile ravagé par des guerres entre gangs « latinos » (hispaniques) et « black » (noirs), une prof parvient, notamment par le biais de l’écriture, à montrer à ces élèves l’inutilité de la violence. Un bel hymne au meltling pot ! encore une fois, l’histoire est classique mais doit être plaisante à regarder.
Enfin, il est temps de parler du film en lui-même : Babel. Vraiment, pour ceux qui sont aux USA en ce moment, ou pour les français quand il sortira en France, je vous conseille vraiment d’aller le voir car c’est un film poignant et sublime (même si c’est assez triste je l’avoue). Le film met en scène quatre histoire parallèle : deux petits bergers dans le désert marocains, un couple d’américains en vacances au Maroc, une jeune fille japonaise sourde-muette, et une nounou mexicaine en charge de deux petits américains. Au fur et à mesure du film, on découvre le lien entre les quatre histoires, même si les personnes ne vont jamais se rencontrer. Le titre « Babel » renvoie bien sûr aux difficultés de communications entre les cultures mais aussi entre les gens même (par exemple la jeune japonaise sourde et muette se heurte à l’incompréhension de ces compatriotes). Les paysages du Maroc et de la ville japonaise sont absolument sublimes et la musique est très belle. Vraiment un coup de cœur.  

 

Par Camille Lépinay - Publié dans : regard sur l'Amérique
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