Présentation

Recommander

Images aléatoires

  • usa-025-congress.jpg
  • san-francisco-201206-036.jpg
Mercredi 7 février 2007 3 07 /02 /Fév /2007 22:53

je voulais faire partager ce que j’ai appris dans mon cours sur l’Europe de l’Est. Nous étudions en ce moment les révolutions de 1989 et j’ai ainsi découvert comment le mur de Berlin était tombé cette fameuse nuit du 9 au 10 Novembre 1989. En fait, cet événement fut plutôt le produit d’une mauvaise communication politique, d’une surmédiatisation et d’un emballement populaire.

 

 

Tout d’abord, les régimes communistes polonais et hongrois sont «tombés » bien avant Novembre 1989. De nombreux allemands de l’est profitèrent de l’ouverture des frontières en Hongrie pour passer à l’ouest. Face à la pression des départs, le gouvernement est-allemand décide le 9 novembre de faciliter les départs définitifs. Mais lors de la conférence de presse, le porte-parole du gouvernement oublie de mentionner qu’il faut toujours un passeport et un visa. Les médias étrangers répandent la nouvelle et à Berlin ouest on s’attend à un afflux d’immigrés pour le week end. En fait le reste du gouvernement n’est pas au courant (pas de téléphone portable à l’époque) et continue de discuter sur les questions économiques. Mais de nombreux citoyens est-allemands (qui captaient la télévision allemande de l’ouest) vont tenter leur chance aux postes frontières. Face à la pression, les gardes-frontières sont un peu désemparés, et la police politique improvise une solution : les citoyens peuvent passer mais ils ne savent pas que le nouveau tampon sur leur passeport signifie en fait qu’ils sont « déportés » (interdits de réentrer). Côté ouest, des berlinois vont voir sur place ce qui se passent et sous les caméras (les médias ont sentis que quelque chose était en train de se passer), ils montent sur le mur. Et là les médias s’emballent, un journaliste commence à dire que le mur est en train de tomber, de plus en plus de gens arrivent et les pauvres soldats est-allemands ne peuvent rien faire, en l’absence d’ordres. Le gouvernement est-allemand essaye de joindre Moscou mais avec le décalage horaire, il est beaucoup plus tard et personne ne répond au Kremlin.

 

 

En fait le mur n’est pas vraiment « tombé », le lendemain, les services est-allemands imposent la nouvelle procédure (avec passeport et visa), les frontières ne s’ouvriront vraiment qu’en mars. Mais les négociations avec l’ouest commencent et aboutiront à la réunification.

 

 

(Bien sûr je résume et je simplifie un peu, pour plus de précision, le mieux est sans doute de voir le film que nous avons vu : « When the wall came tumbling down: 50 hours that changed the world, a documentary by Hans-Hermann Hertle and Günther Scholz, 89 min, Northampton, MA : Icestorm International : UMASS, c1999)

 

 

Même si le film que nous avons vu démystifiait cette « chute » du mur, et même si je revoyais ces images pour la nième fois, je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir une grande émotion en voyant ces allemands de l’est passés le mur, ces visages rayonnant de bonheur mais aussi marqués par les années de séparation. Alors que je n’ai aucun souvenir de la chute du mur (je n’avais que 2 ans ¾, le premier événement historique dont je me souviens c’est la famine en Somalie en 92-93). Mais je n’ose pas imaginer à ce nouveau mur en construction entre Israël et la Palestine… Les hommes ont parfois la mémoire courte.

 

 

Par Une européenne - Publié dans : regard sur l'Europe
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés